Depuis leur arrivée en France dans les années 60, les migrants se sont structurés en associations de ressortissants, qui d’une certaine façon reproduisent l’organisation villageoise.
Ces associations, solidaires de leur village d’origine, financent des projets d’intérêt collectif, généralement des équipements à caractère social : centre de santé, école, mosquée, etc...
La partie la plus importante de leur épargne est envoyée directement aux familles villageoises et utilisée pour subvenir aux besoins de première nécessité et pour la consommation.
L'accompagnement d’Ader aux migrants engagés
dans
le
co-développement :
L’action d’ADER a pour objectif de structurer et canaliser une partie de l’épargne des migrants vers des investissements productifs.
- Structuration et canalisation des flux financiers provenant de l’épargne des migrants
- Orientation de l’épargne vers de l’investissement (patrimoine) plutôt que vers la consommation
- Amélioration durable des conditions de vie au pays
- Mise en valeur des migrants au pays et en France
- Accès pour les migrants au droit commun (crédit bancaire normalisé)
- Evolution des relations entre les migrants et la population villageoise
Les migrants mobilisent des ressources financières sous la forme d’investissements productifs liés au développement économique local. Ils investissent dans la promotion de l’habitat de qualité à moindre coût. Ils sont des agents économiques porteurs d’un développement local. Les migrants accèdent en France à des crédits bancaires pour investir au Pays.
Les migrants, structurés en groupes d’intérêt, soutiennent le secteur des entreprises dans leur pays d’origine autour de l’habitat (coopératives de construction et d’électrification solaire, construction en matériaux locaux, etc.…) et suscitent des activités économiques ici, générant une dynamique de co-développement entre les deux espaces.
Cette approche originale des migrants, autour de leur structuration et de la mobilisation générée en termes d’investissements (épargne et crédit), valorise la migration en tant que vecteur de développement durable au pays d’origine.
Quelques exemples de réalisations avec les migrants :
1 - mise en place d’une filière solaire ayant pour objet l’électrification solaire de concessions familiales villageoises et de lieux collectifs au Mali et en Mauritanie :
- Installation de près de 1.000 panneaux solaires bénéficiant à 8.000 personnes pour un usage privé et à 40.000 personnes pour un usage collectif.
- Plus de 500.000 € d’investissements en apports et crédits par les bénéficiaires.
- Création d’emplois locaux par la mise en place d’une coopérative pour les installations et la maintenance.
- Création en France d’une entreprise d’exportation de matériel solaire par un malien migrant ainsi que d’une antenne commerciale et technique au Mali (Kayes).
L’important investissement d’ADER en appui, formations et accompagnement, a permis de rendre complètement autonome cette filière dans toutes ses étapes. Ce qui représente aujourd’hui une réalisation exemplaire de co-développement.
2 - mise en place d’une filière construction en matériaux locaux pour la construction et la réhabilitation de maisons pour les migrants et leurs familles :
- Construction et réhabilitation de plus de 120 maisons au Mali, à Bamako, à Kayes et dans les villages pour les familles de migrants.
- Création d’une filière construction en matériaux locaux au Mali, reconnue par tous les professionnels du secteur.
- Création en France d’une structure technique (APLSM) destinée à devenir une agence immobilière pour les migrants
- Création d’un fonds de garantie auprès du Crédit Coopératif – avec la participation de la Fondation Abbe Pierre - destiné à financer le crédit aux migrants pour la construction dans leur pays d’origine
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